salut , je viens de regarder un documentaire sur fr3 sur le pourquoi du comment ,qui s’enrichis sur le pouvoir d’achat , rien ne m’a surpris vraiment sauf que je ne savais pas (dsl pour mon ignorence) d’un point oil qui note quand on auras plus de petrole , lisez ceci ces tirer de wikipedia.

Un pic pétrolier désigne le sommet de la courbe qui caractérise la production pétrolière d’un puits ou d’un champ pétrolier ; par extension le « pic pétrolier mondial » (abrégé en Peak Oil en anglais) désigne le moment où la production mondiale de pétrole commencera à décliner du fait de l’épuisement des réserves de pétrole exploitables.

Jusqu’à récemment la production de pétrole a augmenté régulièrement tirée par la consommation. En 2007 l’économie mondiale a consommé 3 906 millions de tonnes de pétrole au rythme de 81,5 millions de barils[1] par jour (en 1997 les chiffres étaient respectivement de 3 480 millions de tonnes et 72,2 millions de barils[2]).

À la fin des années 1990 plusieurs professionnels du monde du pétrole, constatant que les réserves des gisements découverts chaque année depuis les années 1970 représentaient un volume de pétrole inférieur à la production annuelle, ont extrapolé la date à laquelle la production mondiale de pétrole déclinerait en s’appuyant sur les travaux de modélisation d’un géologue précurseur Marion King Hubbert. Celui-ci avait, dans les années 1950, pronostiqué avec succès le pic de la production de pétrole américaine. Ils ont tenté d’alerter responsables politiques et pouvoirs publics sur la survenue prochaine du pic pétrolier mondial. La majorité des intervenants ont réfuté jusqu’à récemment le phénomène en argumentant que les avancées techniques permettraient dans le futur une meilleure récupération du pétrole des gisements existants et l’exploitation de nouvelles sources d’hydrocarbures jusqu’ici inaccessibles telles que les sables bitumineux, l’offshore profond… À l’appui de cette thèse, les réserves de pétrole disponibles s’étaient jusqu’à récemment maintenues à 40 fois la consommation annuelle, ce qui est souvent faussement interprété comme 40 ans de réserves.

En 2008 la plupart des spécialistes du secteur pétrolier reconnaissent que le déclin de la production de pétrole est un phénomène inéluctable. Toutefois les avis divergent fortement sur la date du pic. En effet celle-ci dépend de nombreux facteurs, dont certains ne peuvent être qu’extrapolés (coût de l’énergie, progrès techniques, mise en production des nouveaux gisements), tandis que d’autres sont tenus cachés par certains des acteurs (réserves pétrolières non auditables du Moyen-Orient). Les spécialistes les plus optimistes situent le pic pétrolier vers 2020 alors que certains le situent (en 2008) dans le passé ou dans un avenir très proche : ces derniers font valoir que le déclin des gisements de pétrole conventionnel est plus avancé que ce qui est officiellement annoncé et que la mise en production du pétrole non-conventionnel (sables bitumineux), qui doit prendre le relais du pétrole conventionnel, se fera plus lentement que prévu et portera sur des volumes annuels relativement faibles.

Les spécialistes les plus pessimistes estiment que l’économie mondiale doit se préparer au plus tôt à la transition vers une ressource pétrolière décroissante car son fonctionnement repose aujourd’hui largement sur les sous-produits de cette matière première ; la transition vers une société fonctionnant avec un pétrole rare et cher durera au moins 20 ans. Le choc pétrolier qui suivra le pic pétrolier sera d’autant moins violent que la société aura su s’y préparer.

 

Pic pétrolier [modifier]

Le pic pétrolier d’un gisement (par exemple le gisement de la mer du Nord) est atteint lorsque la production de pétrole extrait de celui-ci commence à diminuer après avoir atteint son niveau maximum. Par extension le pic pétrolier mondial sera atteint lorsque la production mondiale de pétrole commencera à décliner.

Les principes généraux qui sous-tendent l’existence d’un pic pétrolier mondial sont les suivants :

  • Le pétrole est une ressource limitée, qui ne se renouvelle qu’à une échelle de temps géologique. Il est le produit de la décomposition de matière organique qui s’est accumulée puis transformée sous de fortes pressions sur des périodes s’étalant sur plusieurs millions d’années.
  • L’homme a prospecté une grande partie de la planète et les découvertes de nouveaux gisements, y compris de pétrole non conventionnel, deviennent rares. Les dernières grandes découvertes remontent aux années 1970 (Alaska, mer du Nord). Depuis des découvertes continuent à être faites mais elles portent sur des volumes beaucoup plus faibles, inférieurs à la production depuis le début des années 1990.
  • Le pétrole non conventionnel, malgré les énormes réserves disponibles (schistes bitumineux, pétrole extra-lourds), ne pourra pas prendre le relais du pétrole car la capacité de production même à long terme est limitée par plusieurs facteurs : investissements nécessaires, volume des entrants nécessaires (dont énergie), complexité des processus de transformation.

Cycle de vie de l’exploitation d’un gisement de pétrole et pic pétrolier [modifier]

Article détaillé : Industrie pétrolière.

L’extraction d’un gisement se produit en plusieurs phases. La production totale suit une distribution normale.

Un nouveau gisement de pétrole est mis en production dans un intervalle de temps compris entre quelques années et quelques décennies après sa découverte. Ce délai peut être particulièrement long si son exploitation nécessite l’apparition de techniques nouvelles comme ce fut le cas du pétrole issu de l’offshore profond et des schistes bitumineux. Aujourd’hui ce délai est également lié à la nécessité de construire des infrastructures lourdes et coûteuses car les gisements découverts sont désormais souvent situés dans des zones difficiles d’accès (offshore profond, Arctique…), nécessitant d’énormes installations pour l’extraire (plateformes offshore, pipelines, installations spéciales pour les sables bitumineux…) et pour le rendre commercialisable (raffineries spécialisées pour les pétroles lourds, installations de transformation pour les sables bitumineux…).

La production de pétrole d’un gisement, elle-même s’étale généralement sur plusieurs décennies : les premiers puits des gisements de la mer du Nord sont entrés en production en 1970 et la dernière goutte de pétrole devrait jaillir vers 2050. Le volume de pétrole produit au cours du temps peut être représenté par une courbe en forme de cloche. Entre le début et l’arrêt de la production, la production passe par un maximum qui correspond à peu près au moment où la moitié du pétrole a été extrait. La phase de déclin est beaucoup plus longue que la durée écoulée entre la mise en production du gisement et son pic.

Au début de la production, le pétrole jaillit spontanément du puits (technique de récupération dite primaire utilisée pour environ 40% de la production[3]). Dans une deuxième phase, il faut forcer le pétrole à jaillir en introduisant de l’eau ou du gaz (technique de récupération secondaire utilisée pour moins de 60% de la production) ce qui nécessite une dépense en énergie croissante. En dernier ressort des techniques encore plus coûteuses comme l’injection de vapeur chaude pour augmenter la fluidité du pétrole peuvent être dans certains cas utilisées (technique de récupération tertiaire utilisée pour moins de 2% de la production). La production est arrêtée lorsque l’énergie nécessaire pour extraire un litre de pétrole dépasse celle contenue dans ce même litre en tenant compte des autres coûts d’exploitation (maintenance, coûts humains, transport). Durant la phase de déclin, la production décroit à un rythme qui dépend de la géologie du gisement et des méthodes d’extraction utilisées : la moyenne est de 4% (soit 25 ans pour épuiser le gisement après son pic) mais le déclin constaté est semble-t-il beaucoup plus rapide sur les gisements exploités récemment du fait des techniques mise en œuvre. Lorsque la production est arrêtée, il peut rester de 15 à 99% de pétrole (en moyenne 35%[4]) en place dans le gisement, non récupéré.

Principaux jalons de l’exploitation de quelques gisements

Gisement pétrolier
Découverte
Mise en production
Pic
Fin de production estimée

Mer du Nord
1960
1971
1999
vers 2050?

Cantarell (Mexique)
1977
1979
2003
2020?

Texas oriental
1930
1930
1933
vers 2010 ?

Taux de récupération [modifier]

Le taux de récupération d’un gisement, c’est à dire le rapport entre le pétrole contenu dans le gisement et ce qui peut être effectivement extrait dans des conditions économiques viables, dépend à la fois de la configuration géologique du gisement et des techniques de récupération employées. Une des explications fournie par les « optimistes » sur la bonne tenue des réserves malgré la faiblesse des découvertes durant ces dernières décennies est que l’évolution de la technique a permis d’améliorer constamment le taux de récupération. Ce taux serait ainsi passé en une cinquantaine d’années de 20% à 35%. Les « pessimistes » indiquent que les techniques qui font leur preuve existaient déjà il y a longtemps et que l’amélioration des techniques de récupération n’a fait progresser le taux de récupération que de manière marginale et sur un nombre de gisements restreint.

Énergie retournée sur énergie investie (EOREI) [modifier]

La production de pétrole conventionnel nécessite de l’énergie durant une grande partie du cycle de vie de l’exploitation d’un gisement. Lorsque celui-ci arrive en fin de vie l’énergie nécessaire pour extraire un litre de pétrole finit par dépasser celle contenue dans ce même litre : l’énergie retournée sur énergie investie est inférieur à 1 (abrégé en anglais en EROEI ou EORI Energy Returned On Energy Invested). Le gisement n’est alors plus une source mais un puits d’énergie et son exploitation pour le pétrole-énergie n’est plus rentable. (par contre elle peut l’être en cas de forte pénurie pour le produit-matière première si le prix des produits dérivés croit fortement).

Le pétrole non-conventionnel nécessite beaucoup d’énergie  : pour pouvoir l’extraire (pétroles lourds), le fabriquer (éthanol, pétrole obtenu à partir du gaz ou du charbon), pour le rendre utilisable (schistes bitumineux, pétroles lourds). La valeur du coefficient EROI joue un rôle critique pour déterminer si la mise en exploitation du gisement est économiquement viable. Ce coefficient est notamment au centre des débats sur l’éthanol produit à partir du maïs car sa valeur s’établit, en fonction des sources scientifiques, entre 1,3 et 0,7 (puits d’énergie).

Les projections statistiques de production de pétrole non-conventionnel devraient fournir des volumes de production net de l’énergie consommée dans la mesure ou cette dernière provient de ressources elles-mêmes non renouvelables (gaz naturel pour les sables bitumineux du Canada).

EOREI de quelques sources de pétrole

Source pétrole
Localisation/période
EOREI
Commentaires

Pétrole
États-Unis (1970)
100
Gisements importants, installations à terre, extraction de type primaire ou secondaire

Pétrole
États-Unis (2005)
15
Gisements plus petits, offshore profond, extraction de type tertiaire, arctique

Sables bitumineux
Canada
3
==> Bitume

Sables bitumineux
Canada
1,5
==> Syncrude (carburant synthétique)

Biomasse
à partir de la canne à sucre (Brésil)
7 à 8

Biomasse
à partir de céréales (États-Unis)
0,7 à 1,3
pas de consensus sur l’EOREI

Charbon
Afrique du Sud
3

Les différentes catégories de pétrole [modifier]

Article détaillé : Classification des hydrocarbures liquides.

Chaque gisement donne un pétrole dont la composition est différente. Les deux critères principaux qui déterminent sa valeur économique sont la proportion de carbone et la teneur en soufre. Les pétroles les plus prisés sont les pétroles légers (faible proportion de carbone) contenant peu de soufre car ils peuvent être transformés à faible coût en produits de haute valeur (carburants de bonne qualité). À l’autre bout de l’échelle le pétrole extra-lourd est difficile à extraire et à transporter (fluidité faible) et la trop faible proportion d’hydrogène requiert des traitements coûteux et des installations industrielles adaptées pour qu’il soit utilisable. Le condensat est un pétrole particulièrement léger, à l’état de gaz dans le gisement, utilisé en pétrochimie et récemment pour diluer des pétroles plus lourds mais qui ne permet pas de produire de carburant.

Ces dernières années la proportion des pétroles les plus recherchés est en diminution par rapport aux pétroles atypiques lourds, extra-lourds (sables bitumineux) et aux condensats. La mise sur le marché de ces pétroles est liée au déclin des ressources en pétrole de qualité (les gisements d’Arabie Saoudite mis en production en 2008 fournissent majoritairement du pétrole lourd ou comportant une proportion de soufre importante).

Certains hydrocarbures sont disponibles en grande quantité dans la nature sous une forme qui n’est pas directement utilisable : ce sont les schistes bitumineux (un pétrole qui n’a pas achevé sa genèse) et les hydrates de méthane (du méthane pris dans la glace). La production d’hydrocarbures utilisables à partir de ces ressources n’a pas atteint aujourd’hui au stade industriel mais certaines prévisions les incluent dans les réserves ou dans les productions futures.

À côté de ces pétroles naturels on trouve des pétroles synthétiques réalisés à partir de la biomasse (maïs, canne à sucre…), du charbon ou du gaz grâce à des processus industriels nécessitant beaucoup d’énergie et généralement très polluants. Les hydrocarbures produits ainsi représentent une faible part de la production mondiale.

Toutes ces ressources, lorsqu’elles sont évaluées globalement, sont désignées dans les statistiques sous l’appellation « tous liquides ».

Publicités