Des millions d’internautes pourraient avoir des difficultés à se connecter à Internet à la suite de dégâts survenus sur le plus grand câble sous-marin de télécommunications du monde reliant l’Asie, l’Australie et l’Europe.
D. G. (avec Reuters) , 01net., le 21/11/2000 à 11h08

La fluidité d’Internet ne tient parfois qu’à un câble. Suite à la rupture de l’un d’entre eux en Asie, d’importants ralentissements du trafic Internet ont d’ores déjà été observés dans la nuit de lundi à mardi. Des compagnies téléphoniques de Singapour et d’Indonésie travaillent d’arrache-pied pour tenter de repérer la coupure sur les 38 000 kilomètres de câble. Singapore Telecommunications Ltd. a précisé avoir envoyé un navire de réparation sur zone.

La coupure du SEA ME-WE 3 – qui relie l’Asie, l’Australie et l’Europe – se serait produite entre Singapour et Djakarta. Indosat, opérateur téléphonique indonésien, a souligné que ses communications vers l’Australie n’avaient pas été affectées.

On ignore encore les causes de cette coupure qui pourrait avoir été provoquée par l’ancre d’un navire. Un tremblement de terre sous-marin n’est pas non plus exclu. " Nous ne savons toujours pas ce qui est à l’origine de cette coupure […] Selon nos informations, elle a affecté le Japon, Hong Kong, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne " , a déclaré un porte-parole de la compagnie australienne Telstra Corp Ltd., qui a perdu 65 % de ses capacités Internet lundi. Le groupe, qui compte plus de 650 000 abonnés, fait transiter 60 % de son trafic Internet par le câble sous-marin. Dans la nuit de lundi à mardi, le trafic était quasiment nul, mais dans la matinée, Telstra a annoncé être revenu à 75 % de ses capacités.

Le câble sous-marin endommagé est la propriété d’un consortium composé d’une quarantaine de groupes de télécoms mondiaux, au nombre desquels France Télécom, British Telecommunications ou encore Hong Kong Telecom.

Publicités