ROME, 24 janvier (Reuters) – Le président du Conseil italien
Romano Prodi a perdu jeudi soir le vote de confiance au Sénat,
par 161 voix contre et 156 en sa faveur, et il va logiquement
devoir démissionner de la tête du gouvernement, après 20 mois 
au pouvoir rendus difficiles par la très courte majorité qu’il
avait à la chambre haute.

Sa défaite devrait selon toute vraisemblance déboucher sur
l’organisation d’élections anticipées, pour lesquelles les
sondages donnent la droite en tête devant la gauche, ce qui
pourrait augurer d’un retour au pouvoir de l’ex-président du
Conseil conservateur Silvio Berlusconi.

Le chef de l’Etat, Giorgio Napolitano, pourrait cependant
nommer d’abord un gouvernement de transition chargé de réformer
le système électoral italien.

Mercredi, Romano Prodi avait remporté sans difficulté le
vote de confiance à la chambre des députés, avec 326 voix en sa
faveur et 275 contre.

Mais au Sénat, il ne disposait que d’une majorité de deux
sièges. La chute du gouvernement Prodi, le 61e de
l’après-guerre, est due au retrait de la coalition de
centre-gauche du parti catholique centriste Udeur, à la suite
de la démission surprise du ministre de la Justice Clemente
Mastella, impliqué dans une affaire de corruption.

Agé de 68 ans, Prodi était arrivé au pouvoir grâce à sa
victoire d’une courte tête aux législatives d’avril 2006, les
plus serrées de longue date.

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