Lorsque Microsoft a lancé Internet Explorer 7, beaucoup ont craint que le nouveau navigateur ne vienne s’installer tout seul dans les réseaux d’entreprises, ce qui aurait provoqué une belle pagaille sans un minimum de tests. Pour laisser justement le temps à ces tests d’être effectués, l’éditeur avait fourni un outil capable de bloquer le téléchargement du navigateur.
Plus récemment, lorsque Microsoft a annoncé qu’Internet Explorer 7 n’était plus muni d’un module WGA pour vérifier la légitimité du système, elle a également précisé que ce blocage serait arrêté à partir du 12 février. À cette date donc, les téléchargements vont reprendre.
Motivée officiellement par des raisons de sécurité, Microsoft a donc cassé ses vérifications pour que son navigateur puisse s’installer sur n’importe quelle machine sous Windows XP munie tout de même du Service Pack 2 (obligatoire). En ce qui concerne les particuliers, rien ne changera, car Internet Explorer 7 est déjà proposé de cette manière depuis des mois. Dans les grandes entreprises, l’ambiance est évidemment différente.
Tout se passera en fait via WSUS (Windows Server Update Services), un composant que les administrateurs peuvent installer sur une machine Windows Server afin de gérer finement l’ensemble de toutes les mises à jour. Si les WSUS sont configurés pour disséminer automatiquement les mises à jour, celle d’Internet Explorer sera déployée sur l’ensemble des parcs dès le 12 février. Dans le cas contraire, il est nécessaire que les administrateurs prennent leur précaution, car le navigateur viendra dans tous les cas se placer dans le réservoir des mises à jour disponibles.
Dans une optique purement administrative d’ailleurs, l’arrivée d’Internet Explorer 7 dans les grands parcs informatiques des entreprises sera probablement considérée comme un élément perturbateur. Dans la pratique, il est tout à fait possible de bloquer l’installation du navigateur ad vitam aeternam au sein des WSUS.
Du point de vue « web », gestion de certaines technologies et surtout de sécurité, beaucoup espèrent quand même que la part de marché d’Internet Explorer 6 se réduira rapidement quand les derniers blocages seront levés. Si l’on en croit une étude faite par Net Applications sur la fréquentation d’un panel de 40 000 sites, la version 6 du navigateur de Microsoft représente toujours 35 % de parts de marché, provoquant aujourd’hui un casse-tête pour les développeurs, car chaque navigateur a une interprétation légèrement différente de celle de ses « collègues ».
Internet Explorer 7 s’infiltre lentement mais sûrement dans les PC des utilisateurs, via la mise à jour automatique ou le téléchargement manuel. Mais la chute constante des parts de marché de la version 6 ne part pas entièrement vers la dernière mouture, car on sait que d’autres navigateurs, Firefox en tête, absorbent une part relativement importante de cette fuite.

Publicités