Les photos de la nageuses françaises Laure Maunaudou ont dépassé le cadre de l’hexagone. Seulement, ce type de photographies est loin d’être unique. Il en existe même des centaines de cas.

Les 19 photographies de la championne de natation Laure Manaudou ont fait les choux gras de l’Internet, fin décembre. Au grand dam de cette sportive, un proche a tenté de vendre les clichers qu’aucune rédaction, n’a voulu acquérir… et/ou publier. Des photos qui vont finir sur Internet. Seulement, le cas de Laure Manaudou est très loin d’être unique. Si les stars et autres peoples sont mis en avant dans les média lors de fuites (Paris Hilton, Britney Spears, Pamella Anderson, …), il y a des cas plus dramatiques. Des cas qui visent, chaque jour, des anonymes, sur la toile.

Le web pullule de photos, vidéos, de personnes pensant participer à une séance privées, entre adultes consentants. Certains couples ne durent pas et des clichers se retrouvent diffusés par l’amant transi. Plusieurs sites web proposent d’ailleurs de retrouver ce type de données. Le plus connu, la page web "Je me venge". Le principe du site est fort simple. "Des femmes et des hommes trompés, trahis, abandonnés qui envoient les photos ou les vidéos commentées de leurs ex pour se venger." L’auteur, un producteur de film X, y a trouvé un bon filon, les accès sont payants et aussi un moyen pour les amoureux "largués" de se venger. Il suffit d’ailleurs de lire les commentaires laissés par les corbeaux pour comprendre l’ambiance des diffusions. " Merci de publier les photos de cette salope de Carine. J’ai ajouté un commentaire pour que cette photo fasse le tour de la planète. Merci à vous, en publiant cette photo vous allez épargné à d’autres mecs de se faire avoir comme moi ! Ce genre de filles doivent finir seules !!!" indique l’un de donateurs. A noter que de nombreuses vidéos, des couples en train de faire l’amour, se retrouvent en streaming sur des portails spécialisés comme YouPorn.

Site rempli de … branleurs !

"Bienvenue sur le forum officiel de msn xxxx !" C’est ainsi que les auteurs d’un site web pas comme les autres accueillent l’internaute, Vous en avez rêvé nous l’avons fait ! Ce forum est un espace de deconnade dont le sujet principal est la perversité des gens sur msn. Vous y trouverez notamment des vidéos (…) Attention ces vidéos sont très explicites." C’est le moins que l’on puisse dire. Le grand jeu des deux webmasters de ce site, se faire passer pour une fille et piéger des internautes qui se lâchent devant leur webcam. Les auteurs veulent montrer "La perversité des pauvres gars qui se branlent face à la cam". Les deux internautes proposent de regarder les vidéos des piégés en streaming ou en téléchargement.

Parents, prudence !

Votre frère, votre soeur, votre enfant surfent comme des millions d’autres mômes. Ils jouent, découvrent et font des rencontres via des sites mais aussi des logiciels de messageries instantanées comme MSN, ICQ, AIM, … De plus en plus d’outils qui allient le texte, le son et l’image. Seulement, une nouvelle variété de prédateurs débarquent dans la vie de certains adolescents grâce à ce genre de logiciels. Ils ont pour mission de s’infiltrer dans la vie numérique de jeunes victimes à qui ils soutirent des renseignements, voir dans le pire des cas, des faveurs sexuelles. L’histoire qui va suivre vient de trouver une fin « heureuse ». Nous avons seulement changé les prénoms et les situations géographiques.

Mister X, nous l’appellerons ainsi est un jeune homme. Il aime rencontrer sur Internet des personnes. Seulement, Mister X, aime abuser, virtuellement, de jeunes filles mineures. Le courant passe plutôt bien, charmeur, un peu dragueur, il a toujours le mot pour rire, pour s’attirer des rencontres virtuelles sympathiques. Il débute toujours sa chasse sur des forums, des chans Irc. Une fois qu’il a ferré sa victime, il l’invite à discuter sur MSN.

Cette fois là, sa cible se nomme Émilie. Mister X est un malin, il trouve toujours le moyen, durant les conversations avec Émilie, d’obtenir des informations personnelles. Rapidement, cette dernière, sans trop réfléchir, va donner son nom, son prénom ainsi que sa commune. Erreur grave. Une fois les informations obtenues, Mister X va changer de ton, la discussion ne sera plus du tout cordiale. Fini les mêmes tracas scolaires, la même passion pour une chanteuse, la pratique d’un sport, les mêmes disputes avec les parents, les mêmes frustrations que peuvent avoir les adolescents. Le ton change, la jeune victime va s’en rendre rapidement compte.

Menace de mort et viol virtuel

"Dévoile moi tes seins sinon je viens chez toi et je te crève" va annoncer Mister X. La panique étreint la gamine qui s’exécute. Heureusement, mais peut-être un peu tard, les parents de l’adolescente vont s’apercevoir qu’elle ne tourne pas rond en ce moment. Émilie raconte son histoire. Sa maman détruit la webcam, mais Mister X n’a pas dit son dernier mot. Quelques jours plus tard, Mister X reprend contact avec Émilie "Déshabille toi, sinon je diffuse sur Internet les photos que j’ai déjà de toi". La webcam est détruite, Impossible de répondre à sa menace. Mister X va s’exécuter en diffusant, via un site ouvert chez un hébergeur gratuit, les clichés d’Émilie. Seulement, cette fois, Émilie va rapidement prévenir ses parents. Mister X a été interpellé il y a quelques semaines et placé en garde à vue. Mister X ne pouvait que reconnaître les faits, il a été pris en flagrant délit. Il a avoué avoir effectué les mêmes manoeuvres à l’encontre d’environ huit autres jeunes filles.

Parents, prudence, il doit y avoir plus d’une Émilie dans ce cas. Parlez en à vos enfants, frères et soeurs, … Ne pensez pas que ce genre d’individu ne risque rien. L’anonymat sur Internet n’est qu’un leurre facilement surmontable. Dernière chose, Internet n’est pas une nounou, un garde chiot. Surfez toujours avec vos enfants. La vie de famille n’en sera que meilleure.

Dura lex …

La mise en ligne de vidéos, photographies mettant en scène des personnes physiques est particulièrement réglementée. La personne dont l’image a été divulguée peut attaquer en justice les administrateurs du site en question. Le juge des référés dispose à cet égard du pouvoir de prescrire toutes mesures propres à empêcher ou faire cesser l’atteinte, pouvant attribuer également des dommages et intérêts. Le risque pour les webmasters diffuseurs ? Un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende (article 226-1 du Code pénal).

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