Nintendo lâche sa cavalerie anti piratage sur des boutiques françaises. Les systèmes permettant de lancer des sauvegardes interdits dans l’hexagone.

Plusieurs boutiques Internet françaises, spécialisées dans le matériel pour consoles de jeu viennent d’avoir une surprise de taille avant les fêtes de Noël. Nintendo vient de porter plainte à l’encontre de plusieurs boutiques commercialisant des linkers, des systèmes permettant de lancer des copies de sauvegarde de jeux DS (Supercard ds one, R4, M3 Real, …). Nintendo a encore frappé sur le site Français Supreme Factory et Divineo. Un second assaut juridique qui semble avoir porté ses fruits. D’autres boutiques non concernées par les plaintes de Nintendo décident de retirer de leurs e-rayons les linkers en question.

La société Gameland, non concernée par la plainte de Nintendo, a cependant souhaité prévenir ses clients. "Vous l’avez peut etre remarque en consultant notre site hier soir, tous les linkers Nintendo DS ont été retirés du site jusqu’à nouvel ordre, explique le courriel de la société Gameland, Preferant ne pas nous exposer a des poursuites similaires, nous preferons mettre notre activite en "stand by" le temps qu’une decision soit prise au niveau juridique concernant la legalite de la vente de ces produits. En effet, rien ne prouve que ces articles soit illégaux au regard des textes constituants la loi française. Nintendo engage cette plainte de façon stratégique afin de bloquer les stocks de linkers DS pour pouvoir vendre ses logiciels de jeux en masse pour Noël."

Linkers, kesako ?

La Nintendo DS n’est pas exempte de copies pirates de ses jeux. Comme pour la Ps3, La Wii, La Xbox360, le warez a fait main basse sur les contrefaçons de jeux pour la Nintendo DS. Les Linkers peuvent effectivement servir à la communauté des bidouilleurs pour permettre de lancer des logiciels faits maison, des démos, mais aussi et surtout les fameuses copies de jeux. Nintendo, en s’attaquant aux revendeurs veut ainsi couper l’une des possibilités d’utiliser des contrefaçons.

Mario montre les dents

Depuis quelques semaines, Nintendo a décidé de frapper un grand coup sur la tête des pirates et sociétés qui faciliteraient le piratage des produits de la société japonaise. Début octobre, par exemple, la police de Hong-Kong, à la demande Nintendo, avait lancé une opération à l’encontre de société prénommée Supreme Factory Limited. Les responsables de cette petite PME familiale sont accusés de fournir la planète en puces underground et autres moyens de pirater les consoles de jeux. Plusieurs milliers de matériels, et de documents, avaient été saisis. Dans ces dossiers, plusieurs noms d’entreprises étrangéres étaient apparues, dont la société Française Divineo. Dans la foulée, quelques heures auparavant, le groupe Cyclops, auteur de la puce pour Wii Cyclowiz, arrêtait de commercialiser son procédé permettant de jouer avec des copies sur la console de salon du géant japonais. (Jbg, Fred, Bluj)

Publicités