Recrudescence des attaques pour dérober les données personnelles bancaires.  Une nouvelle technique, nommée Man in the Browser est de plus en plus utilisée par les pirates.
Helsinki, le 22 novembre 2007 ­ F-Secure France informe les internautes d’une recrudescence des attaques contre les sites bancaires, visant les données personnelles des utilisateurs. Ces attaques utilisent une nouvelle génération de codes malicieux, utilisant la technique appelée « man in the browser ».
Historiquement, les cyber criminels ont toujours tenté de voler les données personnelles et bancaires des internautes. Les techniques utilisées par ces criminels ont évoluées pour s¹adapter aux évolutions des solutions de sécurité. Cela a commencé par des logiciels capables de récupérer les informations tapées sur le clavier de l¹ordinateur (les « keylogger »), puis des mécanismes plus complexes sont apparus comme le phishing et le pharming.

Le phishing utilise des emails dont l¹expéditeur se fait passer pour un établissement financier. Lorsque que l¹internaute clique sur le lien contenu dans l¹email, il se retrouve sur un faux site, imitant celui de sa banque,
qui récupère ses données personnelles bancaires. Le pharming consiste a rediriger automatiquement l¹internaute vers un faux site (imitant celui de sa banque), lorsqu¹il souhaite aller sur le vrai site, mais sans qu¹il n¹ait besoin de cliquer sur un lien quelconque car le détournement de l¹adresse se fait au niveau d¹Internet. La technique du « Man in the middle » consiste, pour le cyber criminel, à prétendre être le site de la banque, intercepter les données transmises par l¹utilisateur, et à les utiliser pour accéder au compte sur le vrai site de la banque.
La dernière technique utilisée pour ces attaques, est nommée « Man in the browser ». Une fois l¹ordinateur infecté, le code malicieux ne se déclenche que lorsque l¹internaute va sur son site banque en ligne. Ce type de code malicieux est capable de récupérer les informations (identifiant et mot de passe) qui sont indiquées par l¹internaute sur la vrai page web du site bancaire, en interceptant le code HTML dans son navigateur web. Ces données personnelles sont ensuite directement envoyées vers un site ftp ou le cyber criminel les stocke, avant de les revendre au plus offrant sur d¹autres sites web dédiés aux cyber criminels.
Les solutions de sécurité incluant une analyse comportementale représentent la meilleure protection contre ce type d¹attaque, car les codes malicieux sont conçus spécifiquement pour certains sites bancaires. Ils ne sont pas diffusés en masse contrairement aux attaques par phishing par exemple. Cette diffusion restreinte complique beaucoup la tache des éditeurs de sécurité pour référencer ces virus et pour pouvoir utiliser reconnaissance par signature.
« Avec les améliorations mises en place par les banques en terme de sécurité d¹authentification sur leurs site de banque en ligne, les attaques de phishing fonctionnent de moins et moins, et les attaques du type – Man in the browser – vont se multiplier » déclare Mikko Hypponen, Chief research Officer pour F-Secure Corp.

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