La nouvelle guerre du Vietnam se déroule sur Internet. Depuis 10 ans, ce pays asiatique contrôle son réseau des réseaux aux grands damnes des droits de l’homme.
Le 19 novembre 1997, le seul fournisseur d’accès à Internet du pays, Vietnam Data Communications Company (VDC), annonçait le lancement de l’accès public à Internetd ans le pays. Aujourd’hui, le Viêt-nam compte huit cyberdissidents derrière les barreaux et les cinq fournisseurs d’accès disponibles à ce jour (Vietnam Data Communications Company – VDC, Corporation for finance and promoting technology – FPT, Netcam company, Saigon Post and Telecommunications services corporation – SPT et Viettel Company), sont contrôlés par les autorités.  Reporters sans fontières déplore cette situation et salue les initiatives, de plus en plus nombreuses, des Vietnamiens d’outre-mer qui diffusent des informations libres et indépendantes.
"Depuis dix ans, le Réseau vietnamien suit l’exemple chinois. La censure se durcit à l’encontre des sites Internet traitant de politique et de religion et les blogueurs encourent les mêmes peines que les journalistes. Nous avions l’espoir que cette situation s’améliorerait avec l’entrée du pays dans l’Organisation mondiale du commerce. Mais cette année, le Viêt-nam a connu sa plus grande vague d’arrestations de cyberdissidents depuis 2002 et le gouvernement n’a pas tenu parole. Les sites hébergés dans le pays étant contrôlés, les voix d’opposition au régime se réfugient en grande partie sur des sites basés à l’extérieur du pays", a déclaré Reporters sans frontières.
Dès  2002, le pays s’est doté d’une cyberpolice qui filtre les contenus "subversifs" sur la Toile et surveille les cybercafés. Le contrôle officiel de l’accès à Internet a été instauré le 6 juin 1996 par une directive promulguée par la Direction générale des postes et télécommunications mais, jusqu’au 19 novembre 1997, Internet était réduit au courrier électronique et à des bases de données locales.
Le procès en appel des deux avocats et cyberdissidents Nguyen Van Dai et Le Thi Cong Nhan, aura lieu le 27 novembre 2007. Le 11 mai 2007, ils ont été condamnés à respectivement cinq et quatre ans de prison ferme pour "propagande contre le gouvernement". (RSF)

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